Le « procès de l’abattoir » Vendredi 24 (partie 2)

L’audience a repris  le vendredi 24 mars 2017

9 h avec le réquisitoire du procureur (voir partie 1).

9 h 45  : Ce sont maintenant les avocat(e)s, défendeurs des mis en cause, qui plaident :

Pour Monsieur Granier :

  • dénonce le véritable but de L214 : éradiquer la filière élevage et consommation de la viande animale au prix d’une violation constante de la loi, d’intrusions illégales et d’une surmédiatisation à outrance et imposer le végan à tous

  • description des conditions d’exercie du métier en abattoir et ses difficultés sur tous les plans

  • dénonciation des montants demandés par les associations parties civiles et interrogation quant à la présence de certaines comme une association anti-corrida ou une association pour la sauvegarde des chauves-souris qui demande 7 800 €

  • mise en cause de la certification de la datation des vidéos diffusées par L214 et, de ce fait, interrogation sur une possible prescription des actes filmés

  • souligne le fait des 4 minutes présentées par L214 qui déclare avoir en archives 87 000 minutes

  • demande la relaxe et l’irrecevabilité des vidéos présentées

Pour la CDC Pays Viganais

  • rappel du caractère rural de l’abattoir du Vigan et l’absence de toute plainte des éleveurs depuis des années quant aux conditions d’abattage de leurs animaux

  • dénonciation du rôle de L214 plus préoccupée de convertir les français à une nouvelle forme d’alimentation (végan) que du bien être des animaux

  • pose le problème de la datation inexistante des vidéos, de la méthode de découpage, montage des séquences, de leur sonorisation existante ou pas, présentation d’une seule scène alors qu’il s’agit de scènes à caractère répétitif

  • la justice n’a pas eu connaissance de la totalité des vidéos enregistrées (4 mn sur 78 000)

  • pour la CDC, imprécisions des textes quant aux règles à appliquer, faiblesses des preuves présentées par L214, évolution constante des textes et techniques concernant l’abattage, volonté de la CDC de faire au mieux

  • plaide la relaxe et l’irrecevabilité des preuves notamment des vidéos

Pour Monsieur Soulier (deux avocats)

  • le mis en cause s’est peut être égaré mais le Parquet aussi (problèmes de vidéos)

  • datation inexistante des vidéos, méthodes de découpage, montage des séquences, de leur sonorisation existante ou pas, etc

  • conditions de l’audition en son temps par la gendarmerie (5 h 30) et ses imprécisions

  • rappel de la carrière du mis en cause, de son manque de formation et de la vie difficle en abattoir

  • plaide la relaxe, conteste les affirmations de cruauté par l’accusation,  les 14 infractions relevées et l’irrecevabilité des preuves notamment des vidéos

Pour Monsieur Estève

  • professionnel confirmé intervenant en tant que prestataire de services (éleveur par ailleurs)

  • une seule infraction mal interprétée dans sa réalité et mise en cause des vidéos sans datation

  • plaide la relaxe et l’irrecevabilité des preuves notamment des vidéos

Ultime déclaration des prévenus

Les prévenus en fin d’audience ont la parole en dernier. Seul, Monsieur Estève s’est exprimé pour demander à la Cour d’accepter la remise d’un document qu’il a oublié de remettre en son temps. Le défenseur de L214, dans un premier temps, s’oppose à cette remise puis, après une suspension de séance, accepte tout en précisant que ledit document est considéré comme sans effet et que L214 maintient l’intégralité de son argumentation.

13 h 35 Fin d’audience

Le jugement est mis en délibéré jusqu’au 28 avril et la séance est levée.

A venir : un avis plus personnel sur le fond

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