Coup d’envoi municipal : G.Gervasoni

COMMUNIQUE 

Succédant à un groupe de réflexion, l’association 

« LE VIGAN 2014… »

« Pour une ville centre attractive et sereine au cœur d’un Pays Viganais entreprenant et solidaire »

s’est constituée.

Elle rassemble  des Viganais de toutes générations, impliqués dans la vie professionnelle sociale et associative, aux engagements divers, mais unis par la volonté de faire fructifier le potentiel de la ville et du territoire  qui l’entourepour briser la spirale d’ un déclin démographique quasi unique dans la région. 

Elle invite les habitants  désireux d’accompagner sa démarche : « Penser l’avenir globalement pour (ré)agir précisément  dès maintenant » à faire part de leurs analyses et suggestions.

Sans attendre de prochaines manifestations publiques elle peut d’ores et déjà être contactée à l’adresse suivante : contact@levigan2014.org

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Un communiqué, bon d’accord mais …  je peux mieux faire !

 

Comme d’habitude, une interview sans questions convenues d’avance. Merci à l’interviewé d’avoir joué le jeu en impromptu.

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4 réflexions au sujet de « Coup d’envoi municipal : G.Gervasoni »

  1. M. Gervasoni a raison de souligner les différences entre Saint-Pons et Le Vigan, sur un siècle et demi environ, Saint-Pons a perdu 252% de sa population et Le Vigan 36%. Le statut administratif (sous-préfecture) de la ville n’impacte pas tellement en terme de population. Au 18e siècle, alors que la ville était le siège de la subdélégation de l’intendant et que la ville voyaient se construire les hôtels particuliers de la noblesse locale, la population viganaise ne passait pas les 4000 habitants. A la même époque, Montpellier capitale politique, administrative et judiciaire du Languedoc comptait moins d’habitants que Nîmes.
    Pour ce qui est du désenclavement, on est bien d’accord que les autorités départementales n’ont pas su prendre la mesure des enjeux liés à cette question. Il est malheureux de constater que MM. Denat et Alary aient attendu 2012 (voir le livre blanc : « Le paradoxe cévenol ») pour se rendre compte que la liaison avec Nimes et Montpellier devait être confortée dans le sens d’un raccourcissement des temps de trajet pour assurer le développement cévenol. Si, dès le début des études, la déviation du Rey avait été envisagée dans cette optique on aurait sans doute évité tout le cirque qu’a provoqué le choix initial du CG. Malheureusement, ni l’avis des riverains, ni celui de la municipalité du Vigan n’ont été pris en compte. Le pays viganais a perdu vingt ans.

  2. J’ai lu vos remarques avec attention et elles méritent considération. Saint Pons sauf entre 68-75 compte moins de 3000 habitants depuis plus d’un siècle. La différence entre Le Vigan et les deux villes gardoises citées est quand même son statut de sous-préfecture et les services publics associés.
    Vous avez parfaitement raison de souligner que la distance « ressentie » s’apprécie en temps et pas en kilomètres.
    Ce qui peut permettre à certaines localités de changer de position relative. Les cas de Lodève et de Clermont l’Hérault sont révélateurs à ce sujet. On voit l’importance de faire sauter le verrou du Rey et celui d’Alzon.
    Mais pour quel objectif : travailler à l’extérieur ou avec l’extérieur?
    Nous pensons avec les membres de l’association que situés où nous sommes il serait vain de faire la course à la rurbanité, qui d’ailleurs apporte le meilleur mais aussi parfois le pire.
    Autrement dit nous pensons qu’à quelque distance de l’expansion maximale des agglomérations ( Alès, Nîmes, Montpellier, Sète) il y a place en avant pays (ex arrière pays) pour de petits pôles d’équilibre.
    Un des enjeux est d’y maintenir ou attirer une part d’économie productive et une condition d’y limiter l’impact des transports d’autant que la voie routière en a l’exclusivité.
    Quelques pistes:
    Utiliser une matière d’œuvre locale et la transformer suffisamment pour améliorer le rapport valeur ajoutée/tonnage: filière bois
    S’installer sur des produits de niche dont le prix élevé rend secondaire le coût du transport: nous avons quelques exemples locaux sur le textile.
    Créer des biens immatériels . mais des jeux en ligne à certains services de l’imprimerie le très haut débit est vital.
    Faire assurer le transport par le client: produits agro alimentaires vendus sur nos marchés, foires etc.
    Nous aurions plaisir et intérêt à poursuivre cette discussion avec vous

  3. Le PS prépare les municipales. C’est bien. La démocratie s’enrichit de l’engagement de tous. Pourtant, l’action politique ne doit pas tomber dans la facilité des « à peu près » et des phrases toutes faites qui masquent une réalité qui est plus complexe.
    On a un exemple de cela dans le texte qui accompagne la vidéo de M. Gervasoni.
    Le texte dit : « briser la spirale d’un déclin démographique quasi unique dans la région ». La simple consultation des données de l’INSEE ou de wikipedia montre que quasiment tous les bourgs ruraux dans la même situation géographique que Le Vigan (c’est-à-dire à plus d’une heure de route d’une métropole régionale ou éloigné d’un grand axe de communication) connaissent la même évolution démographique négative. De Saint-Pons-de-Thomières à Bessèges en passant par Le Vigan et La Grand-Combe, toutes ces villes perdent de la population. En cela, Le Vigan n’est pas si unique que l’on veut bien le dire.
    Qu’ont en commun Lodève, Ganges, Saint-Hippolyte-du-Fort, Anduze, … Ce sont des villes qui sont à moins d’une heure de Montpellier ou de Nîmes. Facteur essentiel aujourd’hui pour voir s’installer des familles ou des entreprises.

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